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Le Yoga de Patanjali

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Le yoga de Patañjali

Yoga Iyengar a Bruxelles

Avec l’aimable autorisation de © Ralph Stehly, Professeur d’histoire des religions, Université Marc Bloch, Strasbourg


yoga iyengar Bruxelles  / image 109 [1]

 

Représentation de Patanjali


Le Yoga classique, celui de Patañjali, commence là où finit le [2]sâmkhya [2]. Patañjali s’approprie presque entièrement la philosophie sâmkhya à deux notions près, et il ne pense pas que la connaissance métaphysique puisse à elle seule conduire à la libération suprême.

Yoga Iyengar

La libération doit, pour ainsi dire, être conquise de haute lutte, au moyen d’une technique ascétique et d’une méthode de méditation: le yogadarçana. Le but de cette lute yoguique est de supprimer la conscience normale au profit d’une conscience qualitativement autre, laquelle seule pourra comprendre exhaustivement dans toutes ses implications cette vérité de la distinction entre le purusha et la prakriti. Or, la suppression de la conscience ordinaire n’est pas pour le yoga si facile à obtenir. Outre le savoir (darçana), elle implique aussi une pratique (abhyâsa) et une ascèse (tapas). yoga Iyengar


Différences entre le sâmkhya [2] et le yoga


Les darçana-s du sâmkhya et du yoga se ressemblent à tel point que la plupart des affirmations de l’un sont aussi valables pour l’autre. Mais il y a deux différences essentielles: iyengar



Sur Patañjali, on sait très peut de choses, sinon qu’il a composé les fameux yogasûtra-s,( abr. YS) qui codifient le yoga classique: le râjayoga. Datation: entre le – 2ème s. et le + 5ème s.


Définition du yoga par Patañjali (YS 1.2) : iyengar


yogaç citta-vritti-nirodhah

Le yoga est l’arrêt du tourbillon de la conscience


Pour pouvoir arrêter ce tourbillon des états de conscience, il faut d’abord en prendre conscience expérimentalement. Ces états de conscience sont en nombre illimité (un peu comme les gunas), mais on peut les classer en trois catégories, correspondant respectivement à trois possibilités d’expériences:Yoga Iyengar Bruxelles / Purusha [3]



Il s’agit, dans le yoga, de prendre d’abord conscience de ces états mentaux qui nous agitent perpétuellement, les connaître expérimentalement par la pratique du yoga, pas à pas grâce à une longue série d’exercices qui demandent à être réalisés successivement sans hâte, sans impatience. Ainsi on commence à travailler et à manier ces citta-vritti qui constituent le fleuve « psychomental ». Ce travail est un travail de très longue haleine, au cours duquel on rencontre des obstacles considérables. Car, même si on parvient à anéantir le tourbillon actuel, d’autres viendront, sans tarder, les remplacer. Ces tourbillons proviennent d’immenses réservoirs qui se trouvent dans notre subconcient (vâsanâ).


Les vâsanâ iyengar


Ce sont des forces subconscientes, subliminales, qui constituent d’énormes obstacles sur la voie de la libération, pour deux raisons:


Ce n’est que par le yoga que ces forces subconscientes peuvent être connues, contrôlées, maîtrisées, et donc brûlées et anéanties. A partir du moment où elles sont connues, elles sont brûlées.